Qui sommes-nous ?

Trois élèves du Lycée Jacques Amyot, à Auxerre : BELLIER Emilie, COCHE Marion et TOUHTOUH Salma. Etant actuellement en 1ère 5ES, ce site est dédié à nos Travaux Personnels Encadrés, étudiant la ville de Joigny.


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Durant les années 2008, une crise économique voit le jour en France. De nombreuses villes sont alors affaiblies, et rencontrent des difficultés. La ville de Joigny située au Nord de l’Yonne, au Nord Ouest de la Bourgogne, en est l’exemple. Quelles difficultés Joigny rencontre-t-elle, et comment tente-t-elle des les surmonter ? Dans un premier temps, nous verrons comment la ville subit la crise, puis nous découvrirons les aménagements mis en place pour lutter contre son déclin.

I] Comment la ville subit-elle la crise ?

a) Joigny : ville à dominante rurale

En 2007, Joigny, subissant les différentes réformes politiques et la crise, est érigée comme « ville martyre ». Elle est en effet, l’une des villes ravagées par la RGPP établie sous le mandat de M. Sarkozy, ne disposant plus des mêmes apports financiers, sur un point de vue public.

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Bien que le terme ait quasiment disparu, la ville de Joigny peut être considérée comme un « bourg rural », elle remplit en effet les conditions énoncées par les géographes univertaires reconnus : Roger Brunet et Jean Renard. Ces derniers définissent respectivement un bourg rural comme « Entre ville et village, une petite agglomération qui se distingue des villages vosins par la tenue régulière d’un marché, par des magasins et des services élémentaires », et « villes qui ont entre 5 000 et 20 000 habitants ». Or, étant ville-centre de communes telles que Chamvres, Looze, et comptant 10 353 habitants, Joigny représente un bourg rural.

Sa situation de ville à dominance rurale lui vaut donc un attrait moins important qu’une ville à dominance urbaine ainsi qu’une aide financière de l’Etat moindre.

b) Une économie affaiblie

Ces dix dernières années, la ville a connu des pertes hospitalière, judiciaire et économique. Les service de maternité et de chirurgie ont été fermés en 2000, à l’hôpital de Joigny. De plus, les tribunaux de Commerce et d’Instance, ainsi que le commissariat de police ont fermé leurs portes en 2004. En effet, 550 emplois publics ont été révoqués, causant alors le départ de 10% de la population ainsi que la perte d’apport financier de l’Etat. Effectivement, l’armée se fournissait localement et investissait donc 650 000 € chaque mois, de plus ces nombreuses fermetures ont entraîné la déclassement fiscal de la ville.

En 2008, l’entreprise BIC, produisant des stylos plumes stypen, a été délocalisées dans le Pas-De-Calais. Leurs entrepôts ont par la suite été utilisés par l’entreprise Strulik, cependant, cette dernière a fait faillite, et depuis, aucune autre ne l’a remplacé.

Enfin, la piétonisation du centre de la ville a empêché l’accès des véhicules motorisés, et donc, a dissuadé les habitants, désireux de stationner aux pieds des commerces, de s’y rendre. Le centre de la ville avait déjà connu une perte de fréquentation due à une explosion dans la rue Gabriel Cortel. 

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c) Sa population

La ville compte 10 353 habitants en 2011 formant alors 4279 ménages, parmi eux, 0,3% proviennent de la migration dans l’Yonne entre 1982 et 2011.

Entre 2006 et 2011, la population a diminué, en moyenne de 0.3% par an, car en effet, la fermeture du groupe géographique en 2010 a causé le départ de 400 familles.

La ville de Joigny connaît également un important taux de chômage : au sein de sa population active, 18.8% d’individus n’ont pas d’emploi. Tandis que, l’Yonne compte 12.6% de chômeurs et la France seulement 8.7% de chômeurs au sein de sa population active.

Joigny située à 1h15 de Paris, a une position favorisant la périurbanisation : les ménages parisiens les plus démunis viennent y vivre, les loyers étant moins élevés en province qu’aux environs de la capitale. Cependant, ces ménages pauvres causent l’instauration de la délinquance au sein des quartiers les plus pauvres de la ville.

 II] Des solutions pour lutter contre le déclin

a) Migrations

L’un des principaux atouts de la ville de Joigny est que celle-ci est située à proximité de Paris, l’objectif de cette ville est donc d’attirer un nombre de ménages et d’entreprises conséquent. La communauté de commune tente donc de faciliter les déplacements des Jovéniens vers Paris, et inversement. Elle crée alors un axe de migrations pendulaires : 53 % de la population active jovénienne sont des navetteurs. Avec les navetteurs en provenance de Paris, ce sont plus de 1 000 personnes qui usent de la gare de Joigny. Celle-ci a par ailleurs été rénové récemment, permettant alors aux usagers de garer leur véhicule à proximité.

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b) Améliorations destinées aux entreprises…

La communauté de commune de Joigny a la volonté d’améliorer les installations déjà présentes et de créer de nouvelles zones d’activités. Effectivement, l’ancien site militaire est devenu un pôle de formation où plus de 200 jovéniens bénéficient de remises à niveau, n’étant auparavant pas aptes à s’insérer dans le monde du travail. De plus, afin d’accueillir de nouveaux entrepreneurs, la communauté de commune a crée une nouvelle zone d’activité de 23 hectares. Enfin, la création d’un hôtel-pépinière de 2 000 m² de bureaux  et ateliers, a pour but d’accueillir de jeunes entrepreneurs souhaitant louer des locaux à un moindre prix. Cette installation est très attractive pour les parisiens, se situant à 1 minute de la gare et disposant d’une crèche.

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c)…et aux habitants

La communauté de commune a également la volonté d’améliorer la vie de ses habitants. Les quartiers les plus démunis, d’où le taux de chômage, de malades et d’échecs scolaires sont plus importants que la moyenne au sein de la ville, sont alors classés comme « quartiers prioritaires » afin de bénéficier de moyens économiques supplémentaires, ainsi que de meilleures préventions sanitaire et sécuritaire. Enfin, par nécessité d’attirer les entreprises, et de voir sa population croître, la commune tente de s’enrichir culturellement. Elle rénove la médiathèque, organise des spectacles au sein des Vendredis de Debussy, expose des artistes de tout genre à l’espace Jean de Joigny et enfin, en 2012 son conservatoire musical a bénéficié du « classement à rayonnement communal », obtenant alors une reconnaissance nationale.

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Le déclin de la ville a été causé par la crise mais également par les réformes politiques des années 2008, de plus, sa dominance rurale ne lui permet de surmonter ces difficultés. Cependant, pour sortir de la crise, la communauté de commune de la ville a aménagé celle-ci dans le but de la rendre plus attractive aux yeux des migrants. Pour réaliser ce travail, nous avons utilisé : France Culture, insee.fr, Libération, mediapart.fr et avons reçu des informations de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de l’Yonne ainsi que de Monsieur Nicolas Soret, 1er maire-adjoint et Président de la Communauté de Communes du Jovénien.